11e Rencontres Régionales à la Condition Publique Roubaix

Sommes nous tous très "Net" ?

Sommes nous Tous très "Net"



L’association Hors Cadre, structure investie dans le développement culturel et social, assure une mission régionale de médiation reposant sur son expertise et sa méthodologie. A ce titre, Hors Cadre est également mobilisée sur les technologies facilitant la médiation et la confrontation des expériences.

A l’instar des Rencontres Régionales «Ateliers d’Images, Images d’Ateliers », nous souhaitons faciliter la mutualisation des bonnes pratiques, la dissémination des enjeux liés à la participation des citoyens, et favoriser la prise d’initiatives et le développement de l’esprit critique des habitants du Nord Pas de Calais.

Pour envisager les meilleurs modes de développement de la participation via les TIC (Technologies de l’Information et la Communication), nous souhaitons, dans cette rubrique « Sommes-nous tous très Net ? », rendre compte de démarches de recherches actions menées par Hors Cadre et ses partenaires.

Il s’agit, dans le respect des démarches de développement culturel, de participation des habitants et de démocratisation de l’accès à la culture, de comprendre les enjeux de la « révolution du web 2.0 » dans les usages d’Internet mais aussi dans les pratiques des usagers ou offertes aux usagers. En effet, les moyens offerts par les nouvelles technologies peuvent s’avérer d’excellents outils de développement local si on les met au service de la participation des habitants.

Dans une démarche de co-construction, nous désirons mettre en place des processus d’acquisition collective de ces nouveaux outils et impulser des dynamiques pour entraîner avec nous nos partenaires dans une stratégie affirmée, portant sur l’analyse des usages, la connaissance des usagers et la découverte partagée des innovations utiles.

Si cette démarche vous intéresse, découvrez nos thématiques ci-dessous et n’hésitez pas à nous contacter pour échanger avec nous en cliquant ici.

Le web 2.0 : un web social, relationnel et participatif

Les mots « Web 2.0 » ont été utilisés pour la première fois en 2004 pour exprimer l’idée que le web et ses usages étaient transformés.

Cette transformation ne vient pas d’une révolution technologique majeure mais tient des nouveaux outils (blogs, flux RSS), des nouvelles plates-formes (réseaux sociaux, site de partage de photos ou vidéos) et des nouvelles pratiques.

Ce qui caractérise le web 2.0, c’est que la valeur des services provient des utilisateurs eux-mêmes, de ce qu’ils publient ou partagent avec les autres*.

Cette nouvelle évolution du web relie les individus et leur font jouer un rôle central.

 

« Les utilisateurs publient par millions, au travers des blogs, des sites de partage de photos (FlickR notamment) et de vidéo (YouTube, DailyMotion sont les plus connus). Ils commentent les publications des autres, les livres en vente dans les librairies électroniques, les articles des journaux. Ils évaluent les produits ou les vendeurs des sites de vente aux enchères (eBay et PriceMinister). Ou, comme dans le cas de Clever Commute, ils partagent ce qu’ils savent de l’état des transports sur leurs lignes. »

« Les utilisateurs s’appuient également sur le web 2.0 pour établir ou entretenir une relation avec leur cercle d’amis, de collègues, ou avec un cercle élargi de relations qu’ils ne connaissent que sur le web. Les « sites sociaux » comme MySpace (plutôt destiné aux ados), Facebook (pour tous), Viadeo ou Linkedin (destinés de préférence aux liens professionnels) ont pour fonction d’organiser ce lien. »

« Enfin, en partageant simplement des actes quotidiens, comme le fait d’enregistrer une adresse web dans ses signets, ou des gestes plus délibérés tel que le fait de contribuer à l’encyclopédie Wikipédia, le web 2.0 construit des espaces de connaissance nouveaux fondés sur l’« intelligence collective » de millions d’individus.

Le web 2.0 est donc social et relationnel et s’appuie de multiples façons sur la contribution des individus, brouillant quelque peu les distinctions entre producteurs et consommateurs. »

Extrait de « La ville 2.0, complexe et familière… », Fing, 2008

 

 

* Le site Internet Wikipédia, plateforme collaborative nourrie par les internautes, en est une illustration de portée internationale.

 

 

La région Nord-Pas de Calais et les innovations sociales

Les Social Good Days
http://www.nord-internet-solidaire.org/spip.php?article3956

Découvrir – Apprendre – Partager – Protéger

Découvrir, se former et apprendre
La Fing (Fondation Internet Nouvelles Technologies)

Depuis 10 ans, la Fing aide les entreprises, les institutions et les territoires à anticiper les mutations liées aux technologies et à leurs usages. Elle a construit un nouveau genre de think tank, dont les productions sont largement reconnues en Europe et ailleurs. La consultation de ses travaux est toujours riche d’enseignements.

http://fing.org/

Net public – Espace d’autoformation

Le site Net Public, édité par la Délégation aux usages de l’Internet, a pour objectif d’informer, de sensibiliser, d’accompagner et de former les acteurs et professionnels de l’accompagnement aux TIC et à l’Internet et à tous les publics intéressés par un accès accompagné à Internet. Ouvert à tous et très riche en matière d’informations tournées vers les usagers, il offre un espace de formation et d’initiation aux nouvelles pratiques et aux nouveaux usages d’Internet, à destination des acteurs et professionnels travaillant avec des publics peu initiés aux TIC.

http://www.netpublic.fr/2011/01/autoformation-a-lanimation-de-projets-collaboratifs-outils-reseaux/
Association Outils Réseau

Cette association a pour objectif d'initier et d'accompagner les pratiques coopératives, en s'appuyant sur des outils Internet. Elle offre des éléments de cours, des ressources informatives et informatiques servant de support pour une formation aux usages et pratiques des TIC. Tournée vers des publics professionnels et des acteurs associatifs, l’association organise des journées de formation thématiques et des stages d’initiations aux nouvelles technologies.

http://outils-reseaux.org/

 

Protéger son travail tout en le partageant
La Licence « Créative Commons »

Il s’agit d’un label favorisant la protection des œuvres et travaux numériques sur Internet et plus généralement, dans l’économie du Net.

Ces autorisations permettent aux titulaires de droits d'autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les œuvres dérivées ou le degré de liberté (au sens du logiciel libre).

Ces contrats d'accès ouvert peuvent être utilisés pour tout type de création : texte, film, photo, musique, site web...

Pour en savoir plus, consultez le site et les animations qui expliquent très simplement le fonctionnement et les avantages de ces licences.

http://fr.creativecommons.org/index.htm

« Sans contact mais pas sans proximité » : quand la ville devient 2.0

La Ville 2.0

« Minérale et charnelle, historique et politique, la ville est aujourd’hui aussi numérique.

À l’espace physique urbain tangible fait de béton, de briques, d’infrastructures d’acier, de réseaux de fluides, viennent se superposer des couches numériques, physiques (artefacts et réseaux) et informationnelles (données, flux, logiciels et services). Le câble, le cuivre du téléphone et la fibre optique, les réseaux hertziens Wi-Fi et Wimax, les antennes GSM et 3G, les satellites, les capteurs, les puces dans les objets, dans les espaces et demain dans les corps, les écrans publics, etc., forment l’infrastructure physique qui supporte l’internet et les réseaux mobiles. Sur cette « infostructure » vont naviguer des flux de données, d’images et de sons (y compris, bien sûr, la voix de la conversation téléphonique).

Les opérateurs de services urbains développent des systèmes d’information, des sites web, des services numériques. Les municipalités mettent en place des portails d’informations, des forums de discussions, des systèmes d’informations géographiques, installent des points d’accès Wi-Fi dans les jardins publics et les bibliothèques. Les blogueurs discutent de la ville, de ce qui s’y déroule. Sur les sites sociaux, ils y discutent, y prennent rendez-vous, y organisent des événements. Les utilisateurs de Google Maps et des sites qui s’appuient sur ses cartes annotent les lieux, y ajoutent descriptions, commentaires, photos et vidéos. Certains enrichissent les cartes numériques des villes, notent les restaurants, les lieux de sortie, indiquent et renseignent les événements de la ville, utilisent les réseaux sociaux pour se retrouver, partager et échanger. Des capteurs mesurent la pollution, le bruit, les flux de véhicules et de personnes et bien d’autres données. Des joueurs utilisent des mobiles, des coordonnées GPS, des données corporelles pour faire de la ville leur théâtre d’opération.

Presque toutes les innovations dans les services et les usages de la ville s’appuient sur le numérique et les réseaux. Le vélo ou l’automobile partagée, la ville durable, la démocratie participative, les nouveaux dispositifs culturels, les zones d’activité, les politiques sociales, etc., ont toutes un substrat numérique de plus en plus essentiel : des systèmes d’information, des canaux de communication multiples, des outils de mesure ou de modélisation, des services à distance et mobiles. »

Extrait de « La ville 2.0, complexe et familière… », Fing, 2008

 

 

L’existence de la vile numérique, irriguée par les outils et usages du web 2.0, sont aujourd’hui des facteurs de changements de la ville elle-même. En effet, le web 2.0 se caractérise de plus en plus par un ancrage au territoire, avec comme exemples la géolocalisation et le succès des cartographies.

La couche numérique de la ville, accessible via des outils physiques comme un ordinateur ou un téléphone portable, offre aux citadins l’accès à une réalité « augmentée », à des couches d’informations pratiques qui se superposent à l’organisation physique de la ville. En effet, la ville produit un nombre importants de données. Ces données, lorsqu’ elles sont rendues publiques et utilisées avec les outils du web 2.0, permettent de décrypter et d’enrichir les dynamiques urbaines et transforment nos comportements.

La ville numérique ouvre aujourd’hui de nouveaux enjeux de développement local et de participation des habitants. En effet, la ville alimentée par la révolution du web 2.0, pourrait devenir la ville 2.0, au sens où les outils collaboratifs favorisent le rôle central de l’utilisateur. Les citadins pourraient contribuer à la conception et à la mise en œuvre des services urbains.

Open City Data

Le terme « open data » désigne le fait de partager ses données, et de les rendre accessibles aux développeurs informatiques qui peuvent ainsi imaginer des applications utilisant ces données.

L’ « Open Knowledge Definition » indique globalement qu’une donnée est ouverte quand il est possible d’y accéder, de l’utiliser et de la redistribuer.

Par exemple, des développeurs ont piratés les données du velib’ parisien pour créer des applications permettant de savoir sur quelle borne des vélos étaient encore disponibles. La société gestionnaire a décidé d’ouvrir l’accès à ses données, et donc passer en open data, pour permettre le développement de ce type d’innovations.

Les collectivités territoriales et les gestionnaires de services urbains possèdent un grand nombre de données qui, si elles étaient passé en open data, permettrait la création de nombreuses applications numériques (via les outils du web 2.0).

Le passage en open data se généralisera dans toute les collectivités locales, même si peu sont d’ores et déjà engagées sur cette voix.

Se repérer sur la ville 2.0 et sur l’open data
LiberTIC

L’association LiberTIC a pour objectif de promouvoir l’ouverture des données publiques, l’e-démocratie, le gouvernement 2.0 et d’accompagner son territoire dans le développement et l’utilisation d’applications numériques d’utilité publique.

Nous vous invitons à consulter l’article « l’open Data dans tous ses états » sur le site de l’association LiberTIC pour une vision globale des avancés en terme d’ouverture des données publiques. Cliquez sur le lien suivant pour lire l’article :

http://libertic.wordpress.com/2010/12/21/lopendata-dans-tous-ses-etats-dec-ii/
http://libertic.wordpress.com/2011/01/19/pourquoi-lavenir-sera-opendata/
Bretagne 2.0

La stratégie Bretagne 2.0, adoptée en décembre 2006 par le Conseil Régional, affiche la nouvelle ambition bretonne pour le développement des technologies de la communication : faire de la Bretagne une région pilote dans l'ère du numérique à très haut débit pour tous.

http://www.bretagne20.fr/?q=node/45
Rennes 2.0

Blog dédié au web 2.0 à Rennes. L'objectif est d'identifier les acteurs du web 2.0 à Rennes et d'organiser des réunions d'échange.

http://web2rennes.blogspot.com/
La mobilité à portée de clic

Aujourd’hui, la ville 2.0 fait aussi corps avec la mobilité et l’immédiateté de circulation de l’information. Les collectivités, et en particulier les villes de plus de 2 000 habitants, l’ont bien compris. La densité des tissus urbains est propice à une meilleure circulation des données, que de nouveaux outils relayent aujourd’hui : avec les Smartphones et les tablettes numériques, l’accès à Internet et à ses services se démocratisent, l’information est consultable n’importe où, n’importe quand. La mobilité des citadins s’est accrue, élargie et optimisée grâce aux TIC.

Proxima Mobile

Ce site web mis en place par les pouvoirs publics, offre une illustration de l’adaptation des usagers et des collectivités par rapport aux TIC, principalement en ce qui concerne la circulation d’informations et de données.

Ce site Internet est entièrement dédié aux services publics, que chaque citoyen peut consulter depuis son téléphone mobile ayant un accès à Internet. Il propose de nombreuses applications, téléchargeables sur téléphone portable et permettant à son usager de rester connecté en permanence avec les informations diffusés par les services publics d’une collectivité en particulier (ville, communauté d’agglomérations, ou encore région).

Proxima Mobile permet ainsi d’informer chaque citoyen sur les actualités qui le concerne, en fonction de ses usages (transports, culture, démarches administratives, emploi, etc.) et sa situation géographique. Ce service public est une des concrétisations de la ville 2.0, où les TIC sont au service du citoyen et accentuent la proximité des collectivités et de ses services avec ses usagers.

http://www.proximamobile.fr

Ville virtuelle mais démocratie participative bien réelle

A l’heure où les démarches de démocratie participative se généralisent, et où l’outil Internet offre des possibilités très riches d’accès à l’information mais aussi à l’échange, à la mutualisation et aux dialogues entres citoyens, Hors Cadre, fidèle à sa volonté de mener des actions visant l’inclusion sociale, la démocratisation de la culture et à la participation des publics, ne pouvait être insensible à s’impliquer dans les problématiques de la e-démocratie.

Le vote c’est la traduction de la participation, on parle de vote d’adhésion ou de vote de rejet. La démocratie participative s’appuie donc sur la participation des citoyens.

Hors Cadre élabore depuis près de vingt ans des projets reposant sur la participation des publics, très largement associés quand ils ne sont pas initiateurs. Les actions menées par l’association sont des projets co construits sur les territoires en relation directe avec les habitants, les usagers, les ayants-droits, bref les citoyens participant à la vie de la cité.

Hors Cadre souhaite s’associer aux réflexions et aux travaux en cours dans notre région, notamment avec le Conseil Régional. En mobilisant ses équipes, en orientant ses procédures et en organisant des projets utilisant les outils nouveaux qui sont développés dans le cadre des évolutions de l’Internet web 2.0, le web participatif.

Démocratie représentative, démocratie participative

La démocratie participative est aujourd’hui un thème en vogue, qui renvoi au fait de faire une place à la participation du public aux processus de décision. Elle recouvre les dispositifs et des procédures qui permettent d'augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et d'accroître leur rôle dans les prises de décision.

Par rapport à la démocratie représentative et à la démocratie directe, la démocratie participative se présente comme un système mixte dans lequel le peuple délègue son pouvoir à des représentants, mais conserve cependant le pouvoir de se saisir lui-même de certaines questions.

Elle n’est pas le contraire de la démocratie représentative, qui reste au cœur de l’organisation des institutions, et qui permet l’expression des citoyens via l’intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. La démocratie participative vient au contraire enrichir la démocratie représentative. Elle sous-tend des valeurs fortes de solidarité, en reconnaissant le droit à la parole de chacun, ce qui est un gage d’efficacité de l’action publique pour l’intérêt général.

Ces questionnements sont déclinés à l’échelle du territoire, du national au local. Au niveau des territoires, ils s’ajoutent ainsi aux enjeux du développement local.

Par exemple, dans la région Nord Pas de Calais, le site Internet du Conseil Régional Nord Pas de Calais (http://www.nordpasdecalais.fr) a mis en œuvre tout un programme constitué d’actions en faveur de la démocratie participative.
http://www.nordpasdecalais.fr/democratie-participative/accueil_democratie-participative_15_1.asp

Développement local, démocratie locale

L’aménagement du territoire vise le développement, la solidarité et la réduction des inégalités entre les territoires. Après la 2ème guerre mondiale, l’Etat a manifesté une volonté forte d’aménager les territoires, face aux besoins de la France d’après-guerre et à un déséquilibre lié à la trop forte croissance de l’Ile de France. Pendant les trente glorieuses, l’Etat centralisé crée la DATAR (délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale) pour penser une utilisation optimale de l’espace nationale. C’est l’époque des grands travaux d’équipements, et la création de pôles de croissance hors ile de France (Paris, Lyon, Marseille), avec un souci d’équilibre entre l’ensemble des territoires.

La crise pétrolière du début des années 70 conduit à bouleverser de nouveaux les équilibres économiques des territoires et fait émerger des besoins locaux très spécifiques. Le développement local fait son entrée via la création des Régions en 1972. Dans la même dynamique, la première loi de décentralisation de 1982 donne une véritable autonomie aux collectivités locales.

Depuis, une série de lois et dispositifs incitent les acteurs locaux à s’organiser et à se regrouper (communauté d’agglomération, de communes, communautés urbaines, pays) pour porter des projets communs d’aménagement du territoire.

La démocratie locale est un terme qui apparait dans une des lois relatives à l’organisation administrative des collectivités. Elle est définie dans le Code général des Collectivités Territoriales comme le « droit des habitants de la commune à être informés (…) et à être consultés qui est défini comme « un principe essentiel de la démocratie locale » (CGCT : art. L.2141-1). A cet échelon, le principe représentatif reste lui aussi central, même si de nombreuses réformes tendent à améliorer la « participation » des citoyens.

La Fabrique (ville de Roubaix)

La ville de Roubaix (Nord) œuvre depuis une trentaine d’années en faveur de la démocratie locale et participative. Très investie concernant les TIC, et particulièrement Internet, la municipalité a mis en place une plateforme numérique, « La Fabrique », qui concentre les travaux et les échanges de groupes de travail locaux.

Cette plateforme, administrée par la municipalité (Direction Projet de Cohésion Sociale), regroupe une grande partie du tissu associatif roubaisien, les maisons de quartier et les conseils et les commissions de quartiers de la ville. Ce lieu d’échanges et de travail collaboratifs est un outil idéal pour rassembler, communiquer et favoriser la démocratie locale et participative de la ville, car chaque usager de cette plateforme est un acteur local, directement concerné par les problématiques quotidiennes de son quartier et qui agit concrètement sur le terrain auprès des habitants et des publics concernés.

« La Fabrique », grâce aux TIC, est donc un des exemples d’outils innovants et prometteurs concernant les évolutions en faveur de la démocratie locale et participative.

http://lafabrique.ville-roubaix.fr
Participons ! (région du Nord Pas de Calais)

Le Conseil Régional du Nord Pas de Calais a également investi ce champ d’expérimentations, avec sa plateforme régionale de contributions en faveur de la démocratie participative, Participons !

http://www.participons.nordpasdecalais.fr
Les services publics intégrant la participation des citoyens

De plus en plus de communes disposent d’un service offrant un lien direct avec les habitants sur les questions d’amélioration du cadre de vie ou de développement du lien social. Par exemple, ces services fonctionnent sur des logiques de réseaux, d’habitants ambassadeurs comme Lille, avec le Service de la Solidarité, ou sur des systèmes de communication dédiés (téléphone, e-mail) fonctionnant sur la logique d’alerte citoyenne, comme à Valenciennes. Les fonctionnalités numériques actuelles pourront faciliter ces logiques et leur faire bénéficier des innovations technologiques, comme le système « Léon » à Mérignac par exemple.

Léon (ville de Mérignac)
http://leon.merignac.com/

La ville de Mérignac a mis en place "Léon", un nouveau service en ligne novateur dans l’implication des habitants par rapport aux problèmes d’utilités publiques rencontrés (voirie, circulation, espace vert, chantier, éclairage de rue, etc.).

Grâce à ce site Internet, qui est aussi (et surtout) accessible sur téléphone mobile, un Mérignacais peut signaler directement sur une carte un problème rencontré en ville : branches cassées, lampadaire déficient, fuite d'eau, panneau de signalisation endommagé, etc.

L’application « Léon » est pour l'usager une alternative au téléphone, au courrier et aux e-mails. La ville de Mérignac est la première collectivité de France à offrir un tel service.

Wiki Brest - Les carnets du Pays de Brest

La ville de Brest a utilisé le support web offert par la plateforme « Wikipédia », l’encyclopédie libre en ligne qui permet à n’importe quel internaute de partager ses connaissances dans un ou plusieurs domaines particuliers, pour communiquer et mettre en valeur les évènements qui animent la ville (concert, festival, expositions, etc.) mais aussi son patrimoine et les acteurs qui animent le tissu associatif et artistique local.

Le Wiki Brest fonctionne comme les autres articles de Wikipédia ; chaque citoyen brestois est invité, s’il le souhaite à contribuer par la proposition d’articles, de photos ou encore de vidéos à cette plateforme web dédié au Pays de Brest. Le contenu, assez hétéroclite, est organisé selon quatre grande thématiques : « Espace et Territoire », « Artiste et Culture », « Histoire et Mémoire » et « Vivre Ensemble ». Le Wiki – Brest se présente comme une écriture reliant les habitants.

Le patrimoine et la mémoire numérique sont surtout mis en avant, en attendant que les projets TIC développés par la Communauté Urbaine de Brest voient le jour.

http://www.wiki-brest.net/index.php/Wiki-Brest,_les_carnets_collaboratifs_du_Pays_de_Brest http://www.a-brest.net/
Des initiatives associatives et citoyennes prolongeant les services publics

Le tissu associatif s’est lui aussi emparé du riche potentiel produit par les TIC pour soutenir et développer ses projets et ses valeurs. Portés par des initiatives associatives et citoyennes, les projets numériques offrent de nouvelles perspectives, dans le prolongement des services publics et de leurs démarches auprès des publics sur le terrain.

La Visite Virtuelle du Quartier des Bois Blancs (Ville de Lille)

Initié par l’association Hors Cadre et la ville de Lille, la visite virtuelle du quartier des Bois Blancs a été produite avec les habitants des rives de la Haute Deûle, et se présente comme la première visite virtuelle participative.

Composée de panoramas photographiques permettant de naviguer à travers les différents lieux significatifs du quartier en question, cette visite virtuelle propose des haltes vidéo, photos, textes ou interviews illustrant chacun de ces panoramas. Ce sont les habitants eux même qui ont contribué à ces contenus interactifs, par leurs témoignages écrits, sonores ou visuels.

Cette visite virtuelle présente le quartier, son histoire et les mutations qui y sont à l’œuvre afin d’accompagner les habitants dans les transformations du quartier, qui a vécu un certain nombre de rénovations urbaines. Les TIC permettent donc ici de raffermir le lien social autour d’un projet qui réunit des acteurs provenant de différentes sphères (habitant, animateur et formateur, agent territorial, agent de développement, etc.).

http://www.bois-blancs-lille.com/
La Ruche (ville de Rennes)

La Ruche est un réseau social local rennais réalisé, animé, modéré par l'association BUG.

Ce service a pour but de mettre en relation des habitants de Rennes et des environs, des associations et collectifs. Il permet également de créer des groupes de discussion et de communiquer ses événements en les localisant sur une carte.

Véritable alternative à des réseaux sociaux issus d'entreprises privées, ce projet garantit la préservation des données des habitants communiquées sur le site Internet et leur non communication à des tiers publics ou privés.

http://beta.ruche.org/

Accompagner la démocratisation de l’accès au web 2.0

Internet, « la Toile », suscite bien des craintes, beaucoup de passion et quelques fantasmes.

Avec sa démocratisation, il est judicieux de veiller aux risques inhérents à l’usage d’un tel outil de communication regroupant une infinité de possibilités, d’interlocuteurs, fédérant tellement de logiques et actuellement en proie à un bouleversement sans précédent qui va tôt ou tard impacter l’ensemble de notre vie.

Pour se prémunir, pour se rassurer, pour se protéger, il existe des normes, des institutions, des organismes, des réflexes et des logiques de bonnes pratiques.

Vous en trouverez quelques un ici, la liste est cependant loin d’être exhaustive.

Internet et l’éthique : lorsque l’Etat et les pouvoirs publics s’en mêlent

Devant les évolutions et la démocratisation grandissante d’Internet et des TIC, les pouvoirs publics ont identifiés la nécessité d’encadrer juridiquement les pratiques et les usages liés à Internet, qui viennent se confronter aux questions d’ordre éthiques, sociales et parfois politiques. Depuis une trentaine d’années, plusieurs institutions ont vu le jour, et ont été chargées de veiller, d’informer, de sensibiliser et d’aider chaque citoyen face aux dérives, aux dangers et aux usages malveillants que peut engranger Internet.

Le Sommet Mondial sur la Société de l’Information

Organisé par l’ONU (Organisation des Nations Unis) et l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) en 2003 à Genève (Suisse) et en 2005 à Tunis (Tunisie), ce sommet mondial avait pour objectif de formuler clairement une volonté politique et prendre des mesures concrètes pour poser les bases d'une société de l'information accessible à tous, tout en tenant pleinement compte des différents intérêts en jeu (politiques, économiques, sociaux et géographiques). En 2005, l’objectif était de mettre en œuvre le Plan d'action de Genève, d’aboutir à des solutions et parvenir à des accords sur la gouvernance d'Internet et de ses mécanismes de financement (entre autres).

Ce Sommet Mondial marque une avancée importante pour le poids décisionnel et l’engagement des Etats face aux enjeux économiques et sociaux que posent les TIC, et plus spécifiquement Internet. http://www.itu.int/wsis/index-fr.html
La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL)

La CNIL est chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques. Elle exerce ses missions conformément à la loi informatique et libertés qui la qualifie d'autorité administrative indépendante.

Ce site officiel propose à chaque internaute des aides, des démonstrations et des informations permettant à chaque citoyen d’être sensibilisé concernant ses droits et ses devoirs en matière juridique par rapport aux TIC et à l’informatique.

La CNIL accompagne et apporte un soutien juridique et administratif aux citoyens ayant subi des préjudices, lié à Internet, à l’informatique ou aux TIC.

http://www.cnil.fr/
Délégation Internet

La Délégation aux Usages de l'Internet (DUI) a pour mission de proposer les mesures nécessaires à l'amplification du développement de la société de l'information au bénéfice de tous et partout. Créée en juillet 2003, lors du Comité Interministériel pour la Société de l'Information (CISI), elle est aujourd'hui rattachée au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Sur cette page, vous découvrirez les différents sites Internet développés et encadrés par la Délégation, qui œuvrent tous en faveur d’une meilleure sensibilisation aux usages d’Internet et contribuent à sa démocratisation.

http://www.delegation.internet.gouv.fr/
Internet sans crainte

Programme national de sensibilisation des jeunes aux bons usages de l’Internet initié depuis 2005 par la DUI (Délégation aux Usages de l’Internet), ce site Internet présente des ressources pédagogiques à destination des parents, de formateurs et d’animateurs travaillant avec les mineurs, ou encore des enseignants.

Les jeunes peuvent aussi le consulter librement, avec un site Internet annexe dédié aux 7-12 ans (« Vinz et Lou »), et une seconde plateforme annexe ciblant les adolescents de 12 à 17 ans, un serious game d’éducation critique à Internet appelé « 2025 ex machina ».

Internet sans Crainte demeure un site de sensibilisation aux bonnes pratiques, aux bons usages des TIC et aux dangers de la Toile, les internautes mineurs peuvent le consulter mais le contenu des pages s’adresse davantage à un public accompagnant et éduquant les jeunes internautes.

http://www.internetsanscrainte.fr
Fracture numérique : lorsque démocratiser l’accès à Internet passe par un travail sur le terrain

Si les pratiques et les usages d’Internet se sont généralisés, beaucoup de personnes, encore aujourd’hui, se trouvent en difficultés ou ignorent les possibilités qu’offre cet outil technologique. La liberté d’utiliser Internet est acquise, mais certains publics ne peuvent y accéder pour des raisons géographiques, économiques ou sociales. Pour sensibiliser et former ces personnes à l’utilisation d’un outil pouvant être complexe, de nombreux organismes, collectifs et associations agissent sur le terrain, au plus près de ces personnes peu initiées aux usages et pratiques des TIC.

ANIS - Association Nord Internet Solidarité – (Ville de Roubaix)

Depuis 2001, l’association ANIS, agréée « Education Populaire », a pour objet la valorisation, la promotion, la réflexion et l’animation autour des usages citoyens et solidaires des TIC. L’association mène un important travail de veille informationnelle sur les projets innovants menés en matière d’Internet et de TIC, les principales évolutions du Web, les outils et les usages citoyens et solidaires. ANIS joue donc un Rôle de Centre Ressources et diffuse ces informations auprès de son réseau, qui est constitué d’autres associations, de centres sociaux, de bénévoles, d’agent de collectivités ou encore de P.M.E. œuvrant dans le secteur des TIC.

http://www.nord-internet-solidaire.org/

Un outil collaboratif en construction : la plateforme « Notragora »

Hors Cadre développe son activité dans l’ensemble de la région Nord Pas de Calais depuis plus de quinze ans. L’association a su créer et mobiliser au fil des années de nombreux réseaux sur ce territoire, et cherche aujourd’hui à prolonger cette démarche sur Internet, grâce au soutien des TIC et de la généralisation de leurs usages.

Au vue des différentes réflexions menées avec cette page dédiée, « Sommes-nous Tous très Net ? », mais aussi des projets menés sur le territoire du Nord Pas de Calais avec de très nombreux partenaires et beaucoup d'habitants jeunes et moins jeunes, nous avons souhaité créer un outils collaboratif.

L’objectif de cette plateforme est de créer des relations entre les internautes, réguliers ou occasionnels, afin de favoriser les échanges de points de vue et les confrontations d’expériences portant sur les médias proposés sur la plateforme, soumis à contribution.

Le Web 2.0 :
un web social,
relationnel
et participatif
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« Sans contact
mais pas sans proximité » :
quand la ville devient 2.0
Ville virtuelle mais
démocratie participative
bien réelle
Accompagner la démocratisation
de l’accès au Web 2.0
Un outil collaboratif
en construction :
la plateforme « Notragora »